Samedi, le 5 janvier 2002
Les priorités de droites tuent chaque jour;
il faut les supprimer.
Je viens de lire que
le comité d'étude pour la sécurité routière a effectué une série de
propositions pour diminuer le nombre d'accidents sur la route.
En voici une qui
serait, à mon avis, efficace : supprimer les priorités de droite.
Les
priorités de droite tuent chaque jour.
En effet, j'entends
souvent autour de moi des accidents et des morts survenus à des carrefours
donnant priorité de droite.
Étant donné
l'illogisme de certaines priorités (petit chemin par rapport à la route
principale), certains conducteurs la respectent, d'autres pas; certains
conducteurs la prennent (sans freiner), d'autres pas.
Ce respect (ceux qui
prennent leur priorité) et ce non respect (ceux qui ne laisse pas la priorité)
provoquent énormément d'accidents.
Restons
logique
Il serait tellement
plus simple et plus sécurisant que
la voiture venant d'un chemin secondaire et arrivant sur une route principale
s'arrête et attende le moment adéquat avant de s'engager.
Voici
une synthèse des inconvénients des priorités de droite :
- illogisme (un
conducteur arrivant au carrefour d'une route principale devrait céder la
priorité)
- usure des freins,
des amortisseurs;
- pollution plus
importante (freiner, accélérer, freiner, accélérer,…)
- cout*, frais plus
important (la consommation est plus grande).
- circulation saccadée,
peu agréable (sur certaines routes, il faudrait s'arrêter tous les 200 mètres
pour céder la priorité à des petits chemins très peu fréquentés);
- dangerosité des
personnes utilisant leur droit, leur priorité pour s'engager sans regarder,
sans freiner;
- dangerosité des
personnes qui les ignorent.
Le rôle premier des
priorités de droite qui était de sécuriser les routes est totalement manqué
et inversé.
Cette priorité insécurise
beaucoup plus qu'elle ne sécurise.
(Cette proposition a été envoyée au cabinet de la ministre Isabelle Durant le 12 avril 2000. Un de ses collaborateurs m'a informé qu'il ne partageait pas mon avis pour des raisons que je ne développerai pas ici.)
Bruno Dobbelstein