Écrit
le 5 mai 2002
adaptons
aussi les limitations.
Constat
J'ai déjà reçu un procès parce que j'ai adapté ma vitesse aux
circonstances alors qu'on nous dit toujours d'adapter sa vitesse en fonction de
la circulation, de la visibilité, des routes, du temps.
Lorsqu'il neige, rouler à 50 km/h en agglomération peut être très
dangereux. Or, ceci est légal et
autorisé par le code de la route.
Par contre, par temps sec, ensoleillé et par circulation faible, rouler
à 60 km/h en agglomération n'est pas du tout dangereux.
Or, cette conduite est illégale et pourrait être sanctionnée.
Pourquoi ne pas assouplir les limitations de vitesse en autorisant les
automobilistes à rouler plus vite que la limitation lorsque les conditions sont
favorables et en les obligeant à rouler moins vite lorsque les conditions sont
défavorables.
Exemple :
|
route
mouillée : -10 km/h (par rapport à la limitation) circulation
dense : -10 km/h brouillard
dense : - 10 km/h route
dangereuse, sinueuse : -10 km/h |
route
sèche : + 10 km/h circulation
calme : + 10 km/h bonne
visibilité : + 5 km/h route
droite : +5 km/h |
Habitués
à enfreindre la loi
Certaines limitations sont exagérées comme celle de
"30 km/h" alors qu'il n'y a pas de travaux.
Le fait de voir des limitations exagérées empêche le respect de
celles-ci.
L'habitude des conducteurs à dépasser les limitations exagérées les
habitue également à ne plus les regarder, à ne plus respecter celles qui sont
justifiées.
Une proposition de loi envisage de diminuer la limitation de 90 à 70
km/h.
Ce n'est pas le fait de rouler à 90 km/h qui est dangereux mais de
rouler à 120 km/h sur des routes secondaires ou de rouler à 90 km/h par temps
de pluie, de verglas, de brouillard,…
On est déjà passé de 60 à 50 km/h dans les agglomérations.
Maintenant, on voudrait encore diminuer de 90 à 70 km/h.
Les procès vont devenir inévitables avec de telles limitations.
Le respect du code la route dépend de son bon sens, de sa logique.
C'est pourquoi l'adaptation des limitations de vitesse aux conditions météorologiques
et au trafic incitera à un plus grand respect du code la route et donc,
à la sécurité de tous les usagers.
(Cette proposition a été envoyée au cabinet de la ministre Isabelle Durant le 12 avril 2000. Un de ses collaborateurs m'a informé qu'il ne partageait pas mon avis pour des raisons que je ne développerai pas ici.)