Bruno Dobbelstein
18 aout 2006
Propositions
pour rendre nos rues plus sécurisantes, moins agressives
Objectif : Pouvoir se promener ET
laisser promener nos enfants librement dehors sans craindre d’être agressé.
Deux chantiers à réformer :
1)
Réformer certains modes de vie
familiaux (prévention)
2)
Réformer la justice (répression)
Réformer la justice
1)
Ne
plus libérer les récidivistes
Que
l’on donne une seconde chance à un agresseur qui regrette et qui
veut changer après un certain temps d’emprissonnement, oui.
Mais
que l’on donne une troisième, une quatrième, une cinquième chance à un récidiviste
qui recommence les « mêmes » délits, non.
Exemple
:
Aid
Out a violé une fillette de 6 ans pendant 8 ans.
Il a été emprisonné 3 ans avant d’être libéré sous condition.
Il
a volé puis
cambriolé.
Il a été emprisonné puis libéré sous condition.
Il
a frappé et violé une fille de 14 ans.
Il a été interné puis relâché définitivement.
Il
a violé et tué Nathalie et Stacy.
Va-t-on encore le libéré ?
Probablement.
« Ait Oud
est né le 23 juillet 1967 à La Hestre (Manage), près de La Louvière.
D'origine marocaine, il émarge actuellement au CPAS de Liège et mène une
vie de marginal, même si, semble-t-il, il n'en a pas toujours été ainsi.
C'est en
avril 1994 qu'il connaît ses premiers déboires avec la justice. Soudeur à
Jemeppe-sur-Meuse, il est arrêté et mis en prison pour avoir violé sa
nièce, alors âgée de 14 ans. La victime expliqua aux enquêteurs
que son oncle Abdallah se livrait à des attouchements sexuels depuis qu'elle
avait 6 ans mais que, notamment sous la pression sociale, elle n'avait jamais
osé en parler. Elle consignait toutefois son terrible secret dans un journal
intime («Je hais mon oncle, parce qu'il me viole» y avait-elle noté), ce
que son frère découvrit avant de la convaincre de porter plainte.
Lors des
interrogatoires menés récemment par les enquêteurs liégeois, Abdallah Ait
Oud a été amené à évoquer cet épisode, parlant d'une envie impossible à
maîtriser. L'homme sera condamné à 4 ans de prison et un an de sursis
probatoire par le tribunal correctionnel de Liège. Une condamnation assortie
d'une obligation à suivre un traitement médical.
Trois ans plus tard, le 7 septembre
1997, alors qu'il bénéficie d'une libération sous condition,
il est arrêté et replacé en prison pour le vol d'un véhicule suivi
d'un cambriolage.
La suite
n'est guère plus reluisante. En 2001, alors qu'il profite d'une nouvelle
libération conditionnelle, il est une fois de plus appréhendé pour viol
sur mineur. Les faits sont révélateurs de sa personnalité instable,
comme le révélaient mercredi nos confrères de RTL-TVi.
Le 10 mars
de cette année, à la sortie d'une discothèque, l'homme essuie les insultes
d'individus au fait de son passé judiciaire : ils le traitent de «pédophile».
Des propos qui le mettent hors de lui. «Je ne suis pas attiré par les
enfants», se défendra-t-il plus tard, expliquant que ses victimes étaient
à chaque fois «déjà formées». Toujours est-il que, ce jour-là, furieux,
il s'enfuit en voiture et, après avoir feint de lui demander un
renseignement, embarque de force et frappe à la tête à l'aide d'une pierre
une jeune fille de 14 ans qui promène son chien au bord d'une route, à Flémalle.
Il l'emmène dans la foulée sur un chemin agricole de Grâce-Hollogne,
la frappe à nouveau à la tête, la viole, la jette de
son véhicule et l'abandonne sur place. Elle sera contrainte d'atteindre à
pied la maison la plus proche pour appeler la police.
Erreur de
diagnostic
Ait Oud est
appréhendé un mois plus tard, le 24 avril suivant, sa liberté
conditionnelle lui étant supprimée. Mais ce n'est plus la prison qui
l'attend. Il fait cette fois-ci l'objet d'une mesure d'internement à
l'institut de défense sociale de Paivfe, d'où il sortira le 14 décembre
2005 à la faveur d'une libération définitive qui
suscite aujourd'hui la polémique. L'expert psychiatre en charge de son cas a
en effet établi dans un rapport que la mesure d'internement prise à son
encontre en 2001 résultait d'une erreur de diagnostic. Dès lors, la
Commission de défense sociale de Liège n'avait pas eu d'autre choix que de
libérer l'homme qui est aujourd'hui inculpé de l'enlèvement de Stacy et
Nathalie - ce qu'il, rappelons-le, nie avec la dernière des énergies.
Fallait-il
alors le renvoyer en prison? Le débat n'est pas clos. Toujours est-il
qu'Abdallah Ait Out, libre, s'installe dans un garni de Saint-Léonard, où il
élit domicile. Six mois avant d'être à nouveau arrêté... »
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=294344
2)
N’emprisonner
que les dangers publics (pour désengorger les prisons)
Le
surpeuplement des prisons est parfois la cause des relâchements.
Il
ne sont pas des agresseurs dangereux pour la société et encombrent inutilement
les prisons.
Qu'ils
paient le double de ce qu'ils ont volé, qu'ils travaillent pour la société,
qu'ils réparent, qu'on leur prive de leur droit d'éligibilité définitivement,...
3)
Respecter
la perpétuité (ou réinstaurer les peines de mort pour les incorrigibles récidivistes)
« Un homme
de 42 ans, originaire de Tirlemont, qui avait été condamné à la
peine de mort en 1995, par la cour d'assises de Bruxelles, a été
interpellé cette semaine à Blankenberge à la suite d'un vol dans un
magasin. L'individu a dérobé une veste d'une valeur d'environ 20 euros.
Lorsque le personnel l'a appréhendé, il a fait usage de violence pour tenter
de s'enfuir. Personne n'a été blessé.
La justice
brugeoise aurait pu placer l'auteur du vol sous mandat d'arrêt, la gravité
des faits et surtout le fait que le malfrat ait usé de violences pour tenter
de fuir le permettaient mais elle n'a pas jugé utile d'agir de la sorte. C.D.
a donc pu disposer mais il devra répondre de ces faits devant le tribunal
correctionnel. »
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=301419
La
perpétuité a été instaurée pour supprimer la peine de mort.
Une
perpétuité qui dure 11 ans (s'il n'a pas été libéré avant) a-t-elle encore
un sens (1995-2006) ?
4)
Sanctionner
plus sévèrement.
4
ans de prison pour avoir violé pendant 8 ans une jeune fille de 6 ans est-il
vraiment suffisant ?
Surtout quand on sait que la personne est relâchée après 3 ans (cfr
Ait Out décrit ci-dessus)
5)
Sanctionner
toutes les agressions
Est-ce
normal que des agresseurs (de chauffeurs de bus par exemple)
soient relâchés le jour ou la semaine suivante ?
Les
agressions pour coups et blessures ne sont pas assez prises au sérieux.
6)
Juger
rapidement
Lorsque
la culpabilité est indiscutable (témoins, aveux, vidéo, preuves,…),
pourquoi ne pas juger dans le mois qui suit l’agression ?
Sanctionner
deux ans après les faits et laisser courir les agresseurs en liberté pendant
ce temps, est-ce vraiment judicieux ?
7)
Supprimer
le sentiment d'impunité des coupables pour certains délits pour la justice.
Réformer certains modes de vie
familiaux
Les
divorces, les séparations, les familles monoparentales, les familles recomposées,
sont tout autant d'instabilité qui peuvent susciter de la violence chez
les enfants (futurs adolescent et adultes).
-
Souvent aussi, les parents sont maladroits : ils veulent tellement ce qu'il y a
de mieux pour leurs enfants qu'ils n'osent plus leur refuser quelque chose (ex:
tutute 20h/24h).
On obtient alors des enfants pourris gâtés, des enfants-rois qui
pensent que tout est facile, tout leur est dû et que tout doit leur tomber du
ciel.
Ils
deviennent alors paresseux et ne veulent plus travailler, plus transpirer.
Solution
:
Cette
formation pourraient notamment parler des informations suivantes :
-
Ne pas procréer sans vivre une situation stable et solide avec un
conjoint.
Se séparer quand on n'a pas d'enfant, ce n'est pas grave du tout.
Se séparer quand on a des enfants, cela devient beaucoup plus embêtant.
- Limiter l'abus de télévision qui propose
souvent des fictions violentes (les explosions, les meurtres, les coups se
trouvent dans beaucoup de films), des émissions abruptissantes et peu morales
(l'île de la tentation, le maillon faible)
La télévision dans la cuisine et dans la chambre ne
peut que faire du tort à la communication et aux relations familiales.
En tant qu'instituteur, je remarque très souvent que
les enfants qui n'ont pas la télévision chez eux (Eh oui, cela existe encore)
sont des enfants très studieux, très attentifs, très socials, pas agressifs,
altruistes,...
Pensons que pendant des milliers d'années, les individus ont vécus sans télévisions et trouvaient bien d'autres occupations. Qui, aujourd'hui, saurait vivre sans télévision (pendant une semaine par exemple) ?
Bruno Dobbelstein