2 mai 2007
La
fessée et le recours à la « force »
"Un matin, une jeune fille de 14 ans est arrivée à son collège, dans l'Ohio, habillée avec un décolleté très plongeant, et un jean très taille baisse qui étaient, paraît-il, hors code vestimentaire.
Le proviseur lui a alors
demandé de mettre un grand tee-shirt mais elle a refusé à plusieurs reprises. Le
proviseur a ensuite appelé sa mère, qui est venue à l'école avec des vêtements
de rechange. La fille a encore refusé de se changer.
Finalement, le proviseur a
appelé la police locale, qui a embarqué l'adolescente à la petite préfecture
de la ville : elle est restée dans une cellule jusqu'à ce que sa mère
ait terminé sa journée de travail.
On a l'impression
qu'envoyer les enfants en prison pour des raisons de discipline est devenue
monnaie courante aux Etats-Unis..."
Le ou la journaliste semble
choqué(e) par cet événement. Moi, ce qui me choque le plus dans cette
affaire, c'est le refus obstiné d'obtempérer à une règle préétablie de l'école
et rappelée par le proviseur, puis par sa mère, puis par la police.
Je pense à mes enfants à
qui je donne parfois une fessée lorsqu'ils refusent de suivre une injonction répétée
(donnée parfois pour leur propre sécurité).
Le fessée reste pour moi un
moyen utile utilisé comme dernière solution pour montrer à MES
enfants qu'ils ne doivent plus recommencer.
Si je suis pour la fessée
(comme DERNIERE solution avec ses
propres enfants), je suis contre tout autre(s?)
châtiment(s?) physique(s?) tel(s?) que tirer les
oreilles, donner une baffle, taper sur la tête,... qui humilie(nt?) et peuvent
avoir des conséquences physiques dangereuses.
Une punition non physique
peut parfois être plus sadique et plus traumatisante qu'une fessée.
À l'école, si les
châtiments corporels sont à juste titre interdits, il faut parfois
recourir à la force pour empêcher une enfant de sortir de l'école, pour faire
sortir d'un local un enfant qui "pique une crise" et se roule par
terre, pour faire avancer un enfant qui refuse d'aller chez la directrice.
Le refus de certains adultes
de recourir à la fessée ou à la force (sans coups) est une des
raisons qui, pour moi, contribue à l'expansion des
enfants-rois.
Au plaisir de lire votre avis sur le sujet.
Bruno Dobbelstein
instituteur primaire