18 décembre 2003

(Télépro de la semaine du 12 au 19 décembre 2003)

Les éléments mis en évidence, en gras représentent à mes yeux les informations principales à retenir.

Bonheur : il n'est pas toujours pour demain

Accéder au bonheur n'est pas aussi impossible qu'il n'y paraît. À condition d'être de bonne volonté.

"Le bonheur, c'est être heureux. Ce n'est pas de faire croire aux autres qu'on l'est», écrivait Jules Renard. Défini par le Petit Robert comme un état de conscience pleinement satisfaite, le bonheur se révèle aussi, selon les spécialistes, un état instable, chan­geant par essence.

«Nous sommes tous des interrnit­tents du bonheur», indique Christophe  André,  médecin psychiatre à l'hôpital Sainte-Amie à Paris et auteur de plusieurs ouvrages sur ce thème. «Nous avons, pour la plupart, besoin d'apprendre à mieux l'accueillir, le préserver, le susciter. Pour les plus chanceux, cet enseignement a été offert très tôt par la vie (tempérament heureux, parents aptes au bonheur). Pour les autres, le travail est à compléter à l'âge adulte...»

Les experts sont unanimes : les individus les plus heureux s'entou­rent d'amis, se soucient peu des relations formelles, s'investissent à fond dans le quotidien et, surtout, accordent facilement leur pardon. «Les gens heureux sont peu solitaires», ajoute Ed Diener, psychologue d'une universi­té de l'Illinois. «Ils poursui­vent des objectifs personnels en développant leur libre arbitre sans être ni dans l'af­frontement ni dans l'envie.

D'ailleurs, le matérialisme est un poison pour le bonheur. Même les plus riches ne sont pas aussi heureux que les personnes peu tentées par l'accumulation de biens et la consommation

France 3 consacre un dossier à ce thème universel, jeudi dès 20.55, avec, en ouverture de soirée, la diffusion du film mythique des années 2000: «Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain».

Pour aider les moins «fortunés», les   spécialistes   proposent quelques pistes: «L'estime de soi est un gage de bonheur», insiste Christophe André. «Pour la culti­ver, commencez par dérouler le film de vos succès. En fin de jour­née, vous avez pris l'habitude de vous souvenir des mauvaises nouvelles ? Ne vous rappelez que des meilleures : une petite victoire au boulot, un compliment de votre amoureux... Ensuite, il est né­cessaire de culti­ver de bonnes relations avec les autres. Au lieu d'attendre de recevoir,  soyez prêt à donner. N'hésitez pas à rendre service ou à faire la fête

Et si le bonheur de vivre était une suite de petits bonheurs ? Une pause-café avec un collègue, un rayon de soleil au coeur de l'hiver... Dans une journée, évitez de multiplier les corvées.  Vous pouvez aussi penser en termes de récompenses, de bénéfices personnels du style «Si je décroche ce budget, je m'offre un week-end en amou­reux !» Prenez le parti de la gaieté : la joie augmente le taux d'endorphine,  ces  hormones relaxantes, molécules du bonheur. «Faire la paix avec son passé permet de gagner en légèreté et donc en capital bonheur», pour­suit le docteur André. «Il suffit parfois d'en parler à un ami ou un psy. Combattre la routine pour exprimer sa personnalité rend heureux. Essayez-vous à la cuisi­ne, par exemple : un goûter d'enfants ou un diner en amoureux. L'écriture, la peinture, le dessin, la préparation d'un voyage sont autant d'exercices agréables pour s'ouvrir a l'inconnu !»

Bonheur en famille

Selon les spécia­listes, les comportements des parents ont un impact sur les aptitudes au bonheur de leurs enfants. Exprimer clairement que l'on savoure les instants de bonheur, rire et relativiser les moments stressants, parler du bonheur­ aux enfants... sont autant d'éléments qui leur faciliteront l'accès à leur bonheur. Les parents continuellement inquiets, préoccupés, peu disponibles, pessimistes, polarisés sur les soucis quotidiens risquent de réduire nettemènt les aptitudes au bonheur de leur progéniture.

Marie GRIFNÉE

· «Vivre heureux. Psychologie du bonheur», Christophe André; 21,50(Éditions Odile Jacob)

· «L'Art du bonheur», Dalai-Lama et Howard Cutler, 6 (Editions J'ai Lu)

Cet article oublie à mon sens de mentionner trois aspects, trois facteurs qui peuvent influencer et contribuer positivement ou négativement au bonheur :

-          La foi, la spiritualité;

-          La vie affective et sexuelle de la personne

-          (Les relations familiales)

 

 Bruno Dobbelstein

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